Keren, la créative au doigts d’or

Keren est l’amie que vous souhaiteriez avoir, globe-trotteuse, créatrice et photographe c’est un véritable couteau suisse et notre coup de coeur.

C’est à 22 ans qu’elle a créée sa collection de bijou inspirée de sa grand-mère, son oncle Pacôme et de la culture Akan.

Elle nous parle de ses inspirations, sa marque IEFO et de son amour inconditionnel pour l’Afrique.

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Crédits photo : Tsholofelo Kodisang

Hello Keren, qui es-tu  ?

Alors je m’appelle Niagne Agneme Keren Hilary. Je vous laisse choisir le prénom par lequel vous voulez m’appeler (rires). Je suis née à Abidjan, j’ai 24 ans et je suis passionnée par la littérature Africaine. Je suis aussi la créatrice de IEFO. J’habite à Londres où j’ai fait un master en Études Africaines que j’ai obtenu récemment. Beaucoup de personnes me demande en quoi ces études consistent donc je me permets de dire brièvement qu’il existe plusieurs disciplines comme l’anthropologie, l’histoire, l’art, les langues, la religion et encore pleins d’autres.

Comment te décrirais tu ?

Les personnes qui me côtoient diront que je suis joviale, altruiste et ouverte d’esprit. J’ajouterai que je suis réservé ; c’est une forme d’auto-préservation je dirais.

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Crédits : Jambino

Qu’est ce que t’évoques la Côte d’Ivoire et le continent africain en général ?

La Côte d’Ivoire et les ivoiriens symbolisent sont la joie de vivre incarnée, malgré tout ce que nous avons traversé ces dernières années, on a toujours trouvé un moyen de célébrer et de tourner le négatif en positif. Le continent Africain m’évoque la diversité dans toute sa splendeur.

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Crédits : Keren Lasme

Comment t’es venue l’idée de IEFO ?

Comme je dis toujours, je remercie mon oncle Pacôme pour m’avoir donné envie d’entreprendre. IEFO comme marque et concept, s’est développé grâce à ma passion pour la culture africaine. IEFO est basé sur l’importance de la parure dans les sociétés africaines.

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Crédits photos : Keren Lasme

IEFO c’est en quelque sorte une histoire de famille. C’est l’histoire d’une jeune fille très attachée à sa grand-mère qui lui a appris à faire des bijoux, et qui a suivie les conseils de son oncle pour transformer cet artisanat en quelque chose de plus concret et symbolique.

Tu es aussi douée en photographie paraît-il ?

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Crédits photos : Keren Lasme

Oui, j’aime beaucoup prendre des photos. Mais je n’ai pas encore trouvé mon «style», je suis en constante expérimentation. La plupart des photos que je prends sont liées à IEFO et mes voyages. J’aime aussi prendre des auto-portraits qui mettent en scène mon quotidien. 

Toi qui a fais des études Africaines quel serait le livre Afro que tu nous conseillerais ? 

C’est assez difficile de répondre à cette question parce que tout les livres Afro que j’ai lu sont vraiment super. Mais je dois dire que la trilogie de Chinua Achebe (African Trilogy), qui regroupe ses livres les plus importants, m’a permise de découvrir et de développer une passion pour la littérature africaine. Pour moi, Chinua Achebe est le « maître » de la littérature contemporaine africaine grâce à son éloquence et son style d’écriture qui reflète beaucoup l’art oratoire Ouest Africain.

Un spot culturel qu’il faut absolument visiter à Abidjan ?

Sans hésiter, je dirai le marché de la CAVA : Tradition, Créativité, Talent, Magie, Artisanat.

Quel est ton meilleur spot à Abidjan pour bien manger ?

Malheureusement, je ne connais pas le nom de l’endroit mais je sais qu’il est à Cocody et qu’ils font de bons crabes braisés.

 Est ce que tu as un top 5 des pays africains que tu aimerais visiter ?

Je n’ai pas de top 5, toute l’Afrique est sur ma « Wish-list » ahah. Mais sinon, j’aimerai aller en Égypte principalement pour sa civilisation, de la place qu’elle occupe dans l’histoire du monde mais aussi parce que c’est le pays qui m’a fait réaliser ma passion pour le continent Africain. Le Sénégal parce qu’on m’a souvent dit que je ressemble à une Sénégalaise mais aussi pour son patrimoine historique. La Tanzanie pour le Kilimandjaro et la plaine du Sérengeti et je dois aussi pratiqué mon Swahili. Et enfin l’Afrique du Sud pour tout ce qu’elle symbolise.

J’ai dernièrement eu la chance de visiter le Ghana pour la deuxième fois. J’ai eu le sentiment de revenir d’un voyage initiatique et de retrouver les miens. Un peu comme le retour d’un enfant prodige de retour sur la terre de ses ancêtres. Les multiples personnes que j’ai rencontré, dans la rue, au marché dans la rue étaient persuadés que j’était des leurs et c’était beau. Ils me demandaient si j’étais Ashanti et quand je leur répondais que j’étais Akan de Côte d’Ivoire ils étaient limite rassurés. (Pour la petite histoire les Akans viennent du Ghana) J’ai aussi eu l’énorme opportunité de faire une sorte de pélerinage involontaire où j’ai eu à traverser le fleuve Tanoé, sur lequel d’après les récits oraux Akan, la reine Abla Pokou aurait sacrifié son fils afin de mener son peuple en Côte d’Ivoire et échapper une guerre de sécession dans son royaume de Kumasi (Ghana).

La majeur partie de mon séjour à Accra n’était pas vraiment planifié. J’ai assisté au couronnement de ma mentor Klo Dodue Nana Korlekor Amanfu I qui est devenue officiellement la reine mère de Dipo et des coutumes de Ga Dangme. Ensuite je me suis laissé porté par le vent. J’ai visité le Fort d’Elmina qui était un lieu important lors de la traite négrière. Puis deux de mes amis, Dadi et Paul m’ont fait découvrir Accra, nous avons eu la chance de passer du temps avec des jeunes créatifs ghanéens et de la diaspora africaine.

Leur ambition et leur passion pour l’art qui les animent m’as réellement inspiré.

J’ai aussi beaucoup aimé la scène musicale à Accra, je suis une grande fan de highlife*, du coup j’étais vraiment dans mon élément. La musique était toujours au top et la profonde connexion que les Ghanéens ont avec la musique et la danse m’a beaucoup marqué.

 Où te vois tu dans 5/10 ans ?

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Crédits photos : Jambino

Dans 5 ou 10 ans, j’espère être là où je suis censée être et si ce n’est pas le cas, trouver un moyen d’y être (rires). C’est une réponse vague, mais la vie est imprévisible donc je prends les choses comme elles viennent.  

Un mot pour la fin ?

Knowledge is power ! Désolé ça fait plus d’un mot (rires).

 

 

Project 6

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